Psychothérapeute, Psychanalyste,
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Evelyne Ridnik

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Lors de la cérémonie religieuse consacrée à leur idole Johnny Halliday, nous avons vu des personnes effondrées attendre la nuit et des heures dans le froid, l’arrivée du convoi funéraire. Ils étaient touchés au plus profond d’eux-mêmes comme pour la mort de Diana, de Michael Jackson ou Prince. Ils renoncent à leur travail et  viennent marquer leur attachement par leur présence ou en apportant un bouquet de fleurs.

Comment comprendre ces réactions pour une vedette qu’ils n’ont jamais connue personnellement ?

  • Certains le considéraient comme un membre de la famille. Ils l’ont écouté  dans leur jeunesse, l’ont invité chez eux au travers de posters affichés sur le murs, l’ont imités dans leur façon de se vêtir, ont chanté comme lui, ont suivi ses concerts, ont connu leur femme sur une de ses chansons,…. Le chanteur a fait partie de leur intimité, de leur famille, et ils se sont identifiés à lui comme  à un grand frère ou à un père, sans pourtant le connaître intimement. Certains font tout pour lui ressembler physiquement, au risque de perdre leur vraie personnalité, s’ils souffrent de faille identitaire.
  • Les fans ont transférentiellement créé un lien d’attachement, qui les a soutenu dans certains moments difficiles et aidé à se développer psychiquement. Ils ont pu adopter un style et se sentir intéressant au regard de leurs pairs. Leur idole décédée, ils ressentent une vraie souffrance et doivent faire le deuil de ce chanteur qu’ils ne pourront plus suivre autrement que par d’anciens disques. La douleur de la disparition d’une vedette peut être si intense, qu’il est déjà arrivé que certains fans, désespérés, se suicident sur la tombe de leur idole  allant dans le sens du fantasme de le retrouver pour l’éternité. C’est ce qui est arrivé sur la tombe de Claude François.
  • Les fans se regroupent dans des clubs portant le nom de leur idole. Ils échangent leurs impressions, leurs souvenirs, leurs objets… Le chanteur vénéré devient un lien relationnel et un centre d’intérêt commun. Ainsi les motards qui reconnaissaient Johnny Hallyday comme l’un des leurs et dont la disparition les touche particulièrement. Ils se reconnaissent en lui.
  • Avec les passages répétés sur les chaines de télévision et de radio, annonçant la mort du chanteur et montrant des reportages sur sa vie, le chagrin devient collectif. Il est même possible que cette mort, reconnue par tous, ravivent des deuils personnels non assimilés.
  • Le deuil est également réactivé par les réseaux sociaux.

La mort existe vraiment :

Les artistes souvent déifiés sont fantasmés comme immortels. La mort de l’un d’entre eux, rappelle la réalité de la mort, de notre propre finitude et de celle de notre famille. « Il avait l’âge de mon père… ». L’on comprend mieux la tristesse ressentie.


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