Psychothérapeute, Psychanalyste,
Hypnose à Paris 9

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Evelyne Ridnik

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Les addictions

Banalisée et considérée comme une drogue douce, l’usage du cannabis peut cependant, provoquer des conséquences très violentes et graves chez les jeunes dont la maturation du cerveau n’est pas encore terminée. Elle ne s’achève que vers 25 ans. En cette période de grand bouleversement de la personnalité (à la fois personnel, familial, hormonal et neuronal), la prise de cannabis avoir de grands retentissements. Les adolescents peuvent, sous l’effet du cannabis, développer un trouble psychotique de type schizophrénique et même des décès. Certains décrivent avoir ressenti un « trou noir » pendant lequel, ils ne se souviennent de rien et d’autres ont des idées délirantes (hallucinations auditives ou visuelles), même s’ils n’avaient auparavant aucun symptôme particulier.

EFFETS DU CANNABIS

Chacun doit savoir, en cette période où dans certains pays, l’achat de cannabis est dépénalisé ou qu’il est légalement distribué pour traiter certaines pathologies, que sa prise n’est pas anodine. La France est le premier consommateur européen. Une  prise régulière est toujours périlleuse, car elle peut entrainer les symptômes suivants:

  • Troubles de la mémoire, de l’attention, de l’apprentissage et de la concentration entrainent des échecs scolaires ou des problèmes d’insertions professionnelles

  • Troubles du développement cognitif, psychologique et social

  • Repli social

  • « Bad trip » entrainant des bouffées d’angoisse et de panique pouvant aller jusqu’à la dépersonnalisation.

  • Démotivation et difficulté à se lever le matin

  • Dépression

  • Dépendance

  • Souvent associé à de l’alcool

  • Accidents de la route

  • Tous périls possibles pendant les périodes d’absence (viol, agressions…)

  • Troubles de l’humeur (anxiété, dépression ou suicide)

  • Escalade possible vers d’autres drogues plus dures telles que la cocaïne, l’héroïne…

  • Problèmes relationnels et sexuels

  • Entrée dans la psychose.

QUE FAIRE LORSQUE LA PRISE DE CANNABIS EST CONSTATEE CHEZ UN JEUNE ?

L’adolescence est une période difficile pour un jeune en pleine mutation,  qui se sent mal et perdu à la fois dans son corps, dans ses hormones, dans son psychisme et parfois dans sa famille. Souvent initiés par des plus grands, dans des contextes festifs, les addictions telles que l’alcool, le tabac et le cannabis font très tôt leur apparition (13 ou 14 ans). Au début, il s’agit d’un essai puis la consommation devient régulière.

 

La famille parfois ne voit pas grandir son adolescent ou est mal informée des dangers qui l’entourent. Elle ne saitt pas comment intervenir. Il n’est pas toujours simple de trouver le discours le plus adapté lorsque l’on découvre qu’un ado fume. Faut-il surdramatiser ou au contraire dédramatiser cette situation ?

L’important est que les parents montrent à leur jeune, qu’ils sont d’accord sur la conduite à tenir et qu’ils ont un discours identique. Ils peuvent, ensemble, rassurer leur adolescent en leur rappelant qu’ils désapprouvent et resteront vigilants car leur rôle est d’être là pour l’aider à lutter pour sa santé et son avenir.

Ils doivent s’informer afin de pouvoir expliquer à leur jeune, les méfaits du cannabis, son impact sur les comportements, et l’échec scolaire. Si les parents n’arrivent pas à contenir leurs émotions, se mettent en colère ou affichent leurs angoisses, le risque est que l’adolescent se referme sur lui-même car il ne se sent pas compris ni entendu. Communiquer avec lui reste essentiel pour comprendre les raisons qui l’entrainent à fumer (dépression, sentiment d’insécurité, problèmes familiaux, difficulté scolaires…) et l’aider à être mieux pour construire son avenir.


Si vous ne le sentez pas apte à vous entendre, si vous vous sentez dépassé par la situation, si vous le sentez dépressif et en danger, n’hésitez pas à consulter un psychothérapeute. Un tiers est souvent nécessaire pour recréer le lien avec l’adolescent et aider les parents à trouver la bonne conduite à avoir pour le rassurer et agir positivement. Même si un jeune rejette ses parents, il en a besoin. La confrontation n’est pas positive alors qu’un accompagnement est indispensable.


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