Psychothérapeute, Psychanalyste,
Hypnose à Paris 9

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Evelyne Ridnik

N° Adeli : 75 93 08976

« Accepter d’autrui qu’il subvienne à des besoins nombreux et superflus, et aussi parfaitement que possible, finit par vous réduire à un état de dépendance » Nietzsche

 

La dépendance affective relève d’un besoin affectif intense, ce qui conduit à  des relations souvent vouées à l’échec.

La personne en souffrance a une façon inadéquate d’essayer de se faire aimer. La relation amoureuse est pour elle, une manière d’exister au travers de l’autre. Elle  se renie en tant qu’elle-même pour se fondre dans la personne aimée.

Elle fonctionne en miroir : elle idéalise l’autre et en se dévalorise elle-même. La souffrance vient de ce décalage qui rend la personne aimée, inatteignable à ses yeux.

S’entame alors le processus « je t’aime et je te hais », « je m’accroche et te fuis » pour ne pas souffrir.

ORIGINES DE LA DEPENDANCE AFFECTIVE ?

- Le besoin d‘être aimé est relié aux carences affectives de l’enfance et  l’insécurité des premiers liens à la mère. Petite, la personne n’a pas été rassurée sur l’amour qui lui était porté du fait d’une mère inaffective, rejetante, dépressive, trop tournée en elle-même… Green décrit ce syndrome de « la mère morte » dans son ouvrage sur le narcissisme.

Il peut arriver également que le père soit trop absent, agressif ou rejetant.

Aussi, lorsque qu’adulte, cette personne devient amoureuse, elle a envers son compagnon, un réflexe d’accrochage, une dépendance affective reliée à sa peur d’être rejetée. En n’écoute plus ses propres besoins et perd sa liberté.

Son reflexe premier est de combler sa faille affective et de se rassurer.

- Le manque d’amour de soi : La personne qui ne s’accepte pas, ne s’aime pas ne peut pas se sentir aimée par les autres. Une personne qui a une image d’elle même négative est prête à tout faire et à tout donner pour  être acceptée et aimée. Elle n’est pas dans l’échange et n’a plus de limites.

- Le doute de soi : les personnes qui n’arrivent pas à décider de leurs comportements ou de leur vie, qui n’arrivent pas à faire les choses seules, ont besoin de s’appuyer sur un conjoint capable de les prendre en charge.

- Une rupture mal assumée ou un deuil non fait renforce la peur d’être abandonnée à nouveau et le doute de pouvoir être accepté. La dépendance affective se renforce alors.

- La crainte de souffrir par la perte de l’autre, engage la personne à tout accepter pour ne pas retrouver la faille affective si douloureuse.

QUE FAIRE ?

Une psychothérapie individuelle permet de reprendre confiance en soi et de se sentir suffisamment à la hauteur pour « mériter » d’être aimé. Un équilibre affectif aidera à un engagement équilibré dans une vie affective. La personne qui était dépendante affective pourra dorénavant mettre les limites à l’insupportable (agressivité, mensonges, tentatives d’emprise)…

La psychothérapie est d’autant plus nécessaire lorsque la dépendance affective est liée à une dépression ou à un état anxieux.

Faire un travail sur soi, aide à reconnaître ses besoins et ses désirs, afin de pourvoir les assumer. Elle va renforcer sa capacité à être soi même et se respecter davantage.

Psychodrame en groupe : Le groupe est comme une enveloppe de sécurité rassurante. La personne se sent exister dans le regard et l’attention des autres. Elle a les « droit à l’existence ». Les jeux de psychodrame contribuent à la démarche de changement des comportements. Dans les jeux, chacun se ressent corporellement et émotionnellement.

Hypnose : Les sensations corporelles ressenties sous hypnose aident à dissiper l’anxiété, les doutes de soi pour laisse la place  à de nouveaux comportements physiques et psychiques (plus de décontraction, plus de concentration, plus de ressentis émotionnels, plus de confiance et d’estime de soi).


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