Psychothérapeute, Psychanalyste, Hypnose à Paris 9
Evelyne Ridnik

N° Adeli : 75 93 08976

Psychodrame

Après avoir travaillé plusieurs années comme psychologue à l’hôpital Saint-Antoine auprès de jeunes filles boulimiques ou anorexiques, je continue à les soutenir, les accompagner en cabinet libéral.

Tout comme pour la drogue, ces adolescentes n’arrivent pas contrôler leur rapport à la nourriture, ce qui les conduit soit au besoin de se remplir (les boulimiques), soit au rejet de la nourriture (les anorexiques).

L’anorexie du nourrisson ou du jeune enfant :

Nous constatons que l’anorexie peut commencer très tôt puisque certains bébés souffrent d’anorexie précoce ainsi que de très jeunes enfants. Ces cas montent bien que le rapport à la nourriture a un lien direct avec l’état psychique de l’enfant, les liens parentaux et le rapport au monde qui les entoure. L’on remarque que ces enfants sont souvent entourés de parents qui cultivent le culte de la minceur et appliquent des règles d’hygiène alimentaire strictes à toute la famille mais ce n’est pas suffisant pour expliquer l’anorexie. A ces faits, sont associés d’autres causes conscientes ou inconscientes comme des traumatismes très anciens, des séparations, des deuils familiaux, des divorces, des naissances qui peuvent entrainer les enfants dans l’anorexie.

Lorsqu’un enfant qui se nourrissait normalement au préalable commence à trier sa nourriture, la recrache en cachette, fait signe de vomir ou se plaint de maux de ventre au moment de se nourrir, il est important que les parents consultent leur pédiatre pour vérifier la courbe de la croissance ou un psychothérapeute pour les accompagner dans ce passage difficile.

La boulimie du jeune enfant :

Il n’est pas rare de voir un enfant changer ses habitudes alimentaires, avoir des compulsions et prendre rapidement beaucoup de poids. Les enfants boulimiques sont par définition très angoissés à la suite d’un choc traumatique tel qu’une séparation des parents ou une perte affective ou la mort d’un proche : ils se sentent alors abandonnés, ébranlés dans leur identité.

Les troubles alimentaire chez les adolescents :

Le trouble du comportement alimentaire chez l’adolescent peut-être passager (état dépressif, malaise corporel dû aux changements psychiques et physiques, désir de perdre du poids, désir inconscient d’attirer l’attention sur soi, mésestime de soi…). L’anorexie est repérable par certains signes tels que l’Aménorrhée, l’Amaigrissement et l’Ascétisme. Une hyperactivité (sport à haute dose pour tenter d’éliminer les calories) et des prises de laxatif s’associent parfois au tableau clinique.

La souffrance endurée :

Les anorexiques souffrent physiquement des restrictions qu’elles s’imposent. Inconsciemment, elles utilisent leur corps pour tenter de contenir une souffrance psychique, des sensations douloureuses ou des angoisses qui les submergent. Les anorexiques font de leur corps un rempart contre des douleurs internes dont elles ne connaissent pas l’origine. En contrôlant la quantité de nourriture, elles tentent inconsciemment de maîtriser ces angoisses innommables et méconnaissables qui leur échappent mais les font souffrir.

La fragilité des anorexiques peut-être due à des blessures souvent anciennes, refoulées, car insupportables qui réapparaissent à la période d’adolescence marquée par le désir de se séparer de leurs parents et de leur environnement pour vivre leur propre vie. Ce désir s’accompagne inévitablement de souffrance car ils quittent un environnement connu pour se diriger vers l’ inconnu.L’adolescence est la période où ressurgit le processus de séparation-individualisation nécessaire au développement psychoaffectif.

Alternance boulimie/anorexie :

Aux phases de rétention anorexique s’alterne des phases boulimiques chargés de crises si souvent décrites (besoin de manger tout et n’importe quoi, très vite jusqu’à ressentir un mal de ventre et un écoeurement de soi associé à une forte culpabilité). Elles s’obligent parfois à des vomissements volontaires qui cachent la maladie : les boulimiques vomisseuses ne grossissent pas. Il est à noté qu’elles sontsouvent dépressives ce qui explique leurs changements d’humeur. Elles ne se supportent pas et ne supporte pas leur pathologie.

A ces troubles alimentaires s’associent souvent d’autres addictions telles que l’alcool, la drogue, automutilation… Comme dans toute addiction, se retrouve le besoin de remplir un vide intérieur en se gavant sans maîtrise d’un leurre alimentaire.

Aussi bien les boulimiques que les anorexiques ont un problème central : le trouble de l’image du corps. C’est d’ailleurs par le biais corporel que peut s’effectuer le travail psychothérapique auprès de ces patientes.

Dans ces cas de boulimie ou d’anorexie chez la jeune fille ou la jeune femme, il est conseillé de consulter rapidement un psychothérapeute qui soutiendra et accompagnera la patiente avant que la maladie ne s’installe et ne perturbe gravement le développement.

Les troubles alimentaires qui difficiles sont plus difficiles à traiter s’ils ne sont pas pris en charge rapidement.

A différencier :

Il faut différencier la boulimie avec le grignotage qui ne se manifeste pas sous forme de crises mais très en lien avec l’ennui. Le grignotage peut entrainer l’obésité. De même l’hyperphagie est une mauvaise habitude alimentaire qui ne s’apparente pas à la boulimie.

Ces pathologies se retrouvent également chez les personnes âgées lorsqu’elles sont dépressives et chez les hommes (en plus petit nombre que chez les femmes).

PSYCHODRAME INDIVIDUEL OU DE GROUPE adapté aux troubles du comportement alimentaire :

Le psychodrame de groupe est une indication pour les Troubles du Comportement Alimentaire.

Le psychodrame permet aux personnes souffrant de troubles corporels, une thérapie basée sur l’agir pour dire une pulsion non verbalisée jusqu’à présent. La signification du symptôme peut être élaborée ainsi que les émotions corporelles, les fantasmes et les traumatismes sous-jacents.

La rencontre, les jeux et les échanges avec les autres participants aident à se repérer et à se reconstruire.

Pour une première consultation individuelle préalable à l’entrée dans un groupe, n’hésitez pas à me joindre au 01 42 80 33 83.


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