Psychothérapeute, Psychanalyste, Hypnose à Paris 9
Evelyne Ridnik

N° Adeli : 75 93 08976

Psychanalyse et Peinture

Psychanalyste, psychothérapeute et hypnothérapeute depuis de nombreuses années, je croise ces différentes pratiques avec le plaisir de peindre.

Le fait de peindre, est pour moi qui ai beaucoup travaillé sur l’image en qualité de psychanalyste par le rêve éveillé affiliée au GIREP, l’occasion de pouvoir m’exprimer autrement que par la parole, dans un exercice qui m’est propre. Peindre m’aide à exprimer ma sensibilité,  en utilisant « le regard ». Regarder « le beau » pour tenter modestement de le reproduire et donner à voir ce que je ressens et ce que je perçois moi-même pour traduire sous forme de signes, ce qu’exprime mon inconscient et qui échappe encore à ma compréhension.

Ainsi Lacan affirme-t-il du peintre : « Il donne quelque chose en pâture à l'oeil, mais il invite celui auquel le tableau est présenté à déposer là son regard, comme on dépose les armes ».

Peindre est un plaisir identique au plaisir de l’enfant qui joue en imaginant des histoires qu’il produit sur la scène de son imaginaire, lieu d’un haut potentiel créatif. 

Le thème du clown

J’aime peindre les clowns qui expriment l’humour, la gaité, la tristesse, les deux à la fois, qui font peur ou rire, qui veulent dire ou se restreignent. (Ci-joint deux de mes tableaux). Les peindre peut-être pour trouver mon propre clown, celui de ma vérité… loin d’un faux-self ou des contraintes.

Symboliquement, le clown fait rire, rire de soi et de ses blessures. Il est recherché pour son humour, intéressant et de bonne compagnie, mais… il ne se révèle pas. Il n’a pas réalisé qu’il est capable d’être aimé même sans son nez rouge.

Les clowns et le cirque ont été les thèmes principaux du peintre Buffet qui en a peint près de 60 dans l’après guerre. Grand angoissé et traumatisé par la guerre, il utilisait des lignes sèches, noires et rigides pour cadrer les traces de ses souffrances et de ses privations. Buffet n’aimait pas l’Homme qu’il trouve « nul » et « laid » (Mon Cirque, 1968).

Peintures souvenirs de voyages

Mieux que de rapporter un objet de voyage, pourquoi ne pas prendre des photos et les réinterpréter en peinture ? Ce peut-être également une esquisse au bord d’une route ou l’annotation d’une impression. Lorsque l’on peint à l’huile, il est difficile de faire une toile complète sur place.

Même une esquisse peut-être chargée d’émotions, de sensations, d’une ambiance et de projections. Peu importe la valeur de l’œuvre, l’important est ce qu’elle transmet du lieu visité.

Voyage à Jérusalem :

Voyage à la Martinique :

Souvenir d’Amsterdam :

La créativité

Ainsi que le désigne Winnicott, la créativité est animée par la pulsion de vie : « Il s’agit avant tout d’un mode créatif de perceptions qui donne à l’individu le sentiment que la vie vaut la peine d’être vécue ».

La toile de l’artiste est un support possible pour s’offrir la capacité de se projeter en toute subjectivité.

La toile est comme l’écran, support du rêve. Ce même écran que j’offre à mes patients lorsque je leur propose de fermer les yeux, de laisser venir et défiler les images, de les vivre et de les dire. Je leur propose ainsi de faire «un rêve éveillé en séance ». Rêve dont nous reparlerons ensemble et sur lequel ils associeront librement, selon la méthode classique de la psychanalyse. Chaque rêve-éveillé où s’enchaînent les images constitue un scénario original que l’on peut comparer à une histoire, un roman ou à une peinture. Lors du rêve éveillé, le niveau de conscience se situe entre la rêverie diurne et le rêve nocturne.