Psychothérapeute, Psychanalyste,
Hypnose à Paris 9
Evelyne Ridnik

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Une personne se sent coupable lorsqu’elle a la sensation, vraie ou fausse, d’avoir transgressé une règle, une valeur morale. La culpabilité, faisant partie de notre quotidien depuis la petite enfa...

Psychothérapeute, Psychanalyste,
Hypnose à Paris 9
Evelyne Ridnik

La culpabilité

Une personne se sent coupable lorsqu’elle a la sensation, vraie ou fausse, d’avoir transgressé une règle, une valeur morale. La culpabilité, faisant partie de notre quotidien depuis la petite enfance ; Elle résulte de la notion de bien et de mal. Mélanie Klein, psychanalyste travaillant avec les très jeunes enfants, repère la culpabilité dans leur fonctionnement précoce et explique ainsi l’ambivalence envers leurs mères.

La culpabilité toujours douloureuse, est très présente dans une cure analytique.

Nous pouvons parler de plusieurs formes de culptabité dont la culpabilité primaire ou la culpabilité d’exister qui existe chez les patients mal différentiés psychiquement d’avec leurs parents. Restés entravés dans la relation primaire, ils ne se donnent pas le droit de prendre une place, de se mettre en avant. Ils ne peuvent que tenter de se faire oublier en renonçant à tout désir et tout plaisir. Ils souffrent de se sentir dans un état de renoncement d’eux-mêmes et peuvent développer une paralysie de la pensée pour ne pas exister.

Quelles sont les causes de la culpabilité d’exister ?

Ces sensations existent chez les personnes dont les mères ont été extrêmement déprimées, non libidinales et pulsionnelles. Ils ne se sont pas sentis investis, existés, ni rêvés par ces mères au regard et à l’esprit vides. Pour des raisons propres à chacune d’elles (deuil non élaboré qui empêche d’investir le nouveau-né, culpabilité transgénérationnelle, secrets de famille, histoire personnelle…), l’enfant n’a pas été « accueilli » à sa naissance. Dans ce cas, il arrive que l’enfant, pour exister et ressentir un sentiment d’appartenance, s’identifie à la culpabilité de l’objet maternel.

Les souffrances psychiques liées à la culpabilité, découlent également de la relation à des mères incestuelles, agressives ou destructrices. Les enfants sont agressés physiquement et psychiquement au plus profond d’eux-mêmes et ne peuvent pas accéder à leur potentialité.

C’est par amour pour les parents, la peur de les perdre et le besoin d’être aimés, regardés, qu’ils intériorisent les interdits et les lois. Ils veulent être reconnus en tant qu’eux-mêmes.

De par la condamnation du moi, soumis à un surmoi plus ou moins fort, ils se sentent coupable de tout, en souffrent et se bloquent dans toute action qui touche au personnel.

La culpabilité génère un besoin de punition et de retournement de l’agressivité envers soi, ce qui peut mener à des maladies psychosomatiques ou à des comportements auto-destructeurs. Le Surmoi (représentant de la conscience morale) agresse le Moi, parfois avec sadisme.  Le patient est sous les injections des « il faut, tu dois.. ». L’interprétation du sentiment de culpabilité, au sein de la cure, aide à la levée des symptômes et à la possibilité évolutive du droit à l’existence.

La culpabilité transgénérationnelle

Cette forme de culpabilité est en lien avec l’obligation que se donne une personne d’accepter et d’assumer son héritage familial. Son inconscient  se veut loyal envers ses ascendants, en reprenant leurs problématiques non élaborées et non résolues, résultant de l’héritage psychique et fantasmatique des deux lignées parentales . En quelque sorte, elle reprend pour elle les créance mais également tous les contentieux pathologiques. Ainsi, ce peut-être les enfants de remplacements soumis aux deuils non faits par la famille, ou d’autres imbibés psychiquement de secrets familiaux souvent douloureux, qu’ils ressentent et transmettent malgré eux. Ces personnes sont également pris dans des mécanismes de répétitions de schémas parentaux comme des divorces, des deuils, des symptômes, un inceste, des viols, des échecs, des secrets de famille.

Culpabilités et cures psychanalytiques

Lorsque la problématique du patient porte sur la construction du psychisme et le droit à l’existence, un des enjeux du travail analytique est de créer une intériorité qui soit supportable pour l’analysant. Certaines formes de culpabilité sont difficilement élaborables, ce qui explique, des cures longues.

L’élaboration des comportements et de la construction de la culpabilité, créaient le rapport à l’autre et l’arrêt de la destructivité.

De même dans l’avancée du patient, l’empathie, le dévouement, et l’amour sont des moyens d’exister. Ces sentiments renforcent le narcissisme et leur permettent de croire en eux. Cependant, certaines personnes sont capables de grand dévouement pour des causes ou des personnes au lieu de s’apporter ce dont ils ont besoin eux-mêmes.

Selon Freud et Mélanie Klein, c’est le travail analytique sur la culpabilité, qui permet le mode d’entrée dans l’objectalité.

La cure analytique permet la levée des symptômes lorsque les problématiques et conflits sont élaborées.


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