Psychothérapeute, Psychanalyste, Hypnose à Paris 9
Evelyne Ridnik

N° Adeli : 75 93 08976

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Des scènes de violence ont eu lieu lors du match de l’euro qui se déroulait à Marseille. Ces scènes interrogent sur la notion de violence. Les rapports de violence à la fois physique et verbale se manifestent à tous les âges, davantage chez les hommes que chez les femmes et est multipliée sous l’emprise de l’alcool.

Qu’est-ce que la violence ?

La violence se manifeste sous forme de passages à l’acte visant à détruire, une personne physiquement, psychologiquement ou sexuellement.

Quel est le but de la violence ?

Le but est d’humilier, de dominer, de marquer son pouvoir, de créer un climat de peur et de blesser l’autre. 

Conséquence pour les victimes ?

Les différents actes de violence montrent les risques encourus par les victimes:

  • Perdre la vie
  • Garder des séquelles suites à leurs blessures
  • Développer des troubles psychologiques : perte de l’estime d’elles-mêmes, souffrir de dépressions, de fatigue, de repli sur soi ou d’anxiété chronique, de troubles du sommeil…

A ces conséquences peuvent s’ajouter des conduites ordaliques (à risque) ou un glissement vers des conduites addictives (alcool, drogues). 

Violence dans les stades

Depuis quelques années, les scènes de violence et de vandalisme dans ou à l’extérieur des stades prennent de plus en plus d’ampleur. Certains supporters parfois désinhibés par l’alcool mêlé à la passion envers leur équipe favorite se déchainent et passent sauvagement à l’acte si un coup des sifflet leur semble mal adapté.

Unis au groupe des supporters et soumis à l’effet de foule, il suffit d’un moment où le jeu ne se déroule pas comme ils l’espéraient pour qu’ils s’adonnent à l’occasion d’évacuer leur agressivité. En parallèle à la violence sur le terrain se manifeste la violence sur les gradins. Freud parle de pulsion d’agression. La passion et l‘enthousiasme dévie vers la violence et l’insécurité.

D’autres, tels que les hooligans emplis de violence préméditée viennent dans le but de casser les biens publics, d’effrayer les spectateurs et de les agresser.

La violence dans le couple

La violence qui s’exprime sur les stades peut hélas se retrouver dans certains couples…

Parfois, lors d’une dispute, il arrive que l’un des membres du couple (le plus souvent l’homme) n’arrive pas à contenir sa violence.

Les agresseurs sont souvent des personnes qui ne savent pas limiter leurs émotions, leur agressivité, leurs mots ou leurs actes, ce qui peut très vite être repéré par la (le) partenaire.

D’autres signes sont significatifs d’une violence psychologique:

  • le couple est déséquilibré car l’un des deux domine l’autre qu’il maintient dans une relation d’emprise.
  • Il dévalorise l’autre dans le but de lui faire perdre confiance en lui et ainsi mieux le dominer : « je sais mieux que toi ce qui est bien pour toi», « tu sais que tu ne sais pas », « tu n’y arriveras pas »…
  • Il l’isole de sa famille, de ses amis, gère tout économiquement, l’empêche de conduire jusqu’à rendre sa victime totalement dépendante et dans l’incapacité de réaliser qu’elle prise est dans un piège.
  • La maintenir dans la dépendance et le manque de confiance en elle.
  • Lui montrer du mépris et utiliser la moquerie (liée au physique ou aux capacités)
  • Manifester une  jalousie pathologique et renforcer la possessivité
  • Proférer des menaces (prendre les enfants, se suicider à cause de l’autre, quitter le foyer).

Quand arrive la violence physique :

  • Les premiers actes de violence se manifestent quand la relation d’emprise est installée et que la victime se sent totalement perdue.
  • Il lui arrive même de se croire coupable de ce qui lui arrive car l’agresseur explique « qu’il ne voulait pas », « que c’est à cause de son histoire », « qu’il regrette », « qu’il ne recommencera plus », « qu’elle l’a mis en colère », « c’est de sa faute à elle car elle l’a poussé à la violence », « que c’est à cause de l’alcool », « elle ne comprend pas qu’il est stressé, qu’il travaille trop pour elle »…

Ces tentatives de justification ne font qu’embrouiller la compréhension et désorienter la victime qui n’arrive pas à décider si elle doit accepter ou se protéger.

Si elles osent en parler à une personne capable de la conseiller ou si elles ne cèdent pas à la peur de l’autre, elles arrivent à porter plainte.

Mais parfois, elles minimisent, regrettent ou veulent donner une autre chance à leur couple et retirent leurs plaintes.

Il arrive également que par peur de son compagnon, de ne pas arriver à s’assumer économiquement (ce qui n’est pas toujours le cas) ou afin de protéger les enfants, elles n’arrivent pas à trancher sur le fait  de partir ou pas de la maison.

La violence sexuelle :

L’on parle de violence sexuelle quand le partenaire impose un rapport sexuel par la violence, un viol…

Que faire en cas de violence ?

Si la victime se sait contrainte ou en danger, elle doit s’éloigner de son conjoint afin de se protéger.

 

Rien ne peut légitimer la violence.

La victime n’est pas coupable mais l’agresseur est responsable de ses actes. La violence est un délit punissable par la loi.

 

Si elle hésite, consulter un psychothérapeute est la première solution qui pourra lui permettre d’exprimer ses souffrances et de voir plus clairement sa situation. Avec l’aide de la psychothérapie, elle réalisera le piège qui l’immobilise. Et ce n’est qu’après avoir repris confiance en elle, qu’elle pourra reprendre une place de personne indépendante, responsable et adulte. Seulement après, elle pourra trancher et éventuellement consulter en couple si elle le désire.


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