Psychothérapeute, Psychanalyste,
Hypnose à Paris 9

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Evelyne Ridnik

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Un décret demandant la suppression de la fessée dans l’éducation des enfants a été voté la semaine dernière, par l’assemblée nationale.

Une fessée peut sembler anodine pour certains alors, que pour d’autres, elle peut ouvrir la voie vers des violences corporelles pouvant être dramatiques. Tout comme un adulte et davantage du fait de sa faiblesse physique, un enfant doit être respecté par son éducateur, qu’il soit parent ou enseignant. Une fessée est un châtiment corporel blessant et humiliant.

L’impuissance des parents

Souvent, face a un comportement d’opposition ou à une colère ingérable, les parents se sentent démunis. Ils se placent dans un rapport de force avec leur enfant au lieu de tenter de comprendre le sens de leur rébellion et de communiquer avec eux.

La communication indispensable n’est pas toujours simple car les enfants (les plus jeunes) ne savent pas nommer leurs émotions, ce qui fait qu’ils les manifestent. De plus, neurologiquement, les enfants ne sont pas aptes à contrôler leur impulsivité. Ceci ne pourra se faire qu’à partir de cinq ans.

Un enfant peut décharger à la maison, des tensions accumulées au cours de la journée à l’école (fatigue, bruit, disputes…): dans l’espace de sécurité, que représente la famille, il s’autorise à lâcher les tensions retenues.

Face à la réaction souvent trop vive et inappropriée des parents, telle une fessée ou une gifle, l’enfant se sent incompris et surpris par une réponse violente, à laquelle il ne s’attendait pas. Son besoin et sa demande étaient d’être sécurisé. Le prendre dans les bras pour un câlin réparateur, aurait été bien plus bénéfice, qu’une fessée qui amplifie le conflit et les pleurs.

De plus, il est noter que les enfants imitent le mode relationnel de la famille. Les enfants élevés dans le respect, répondront dans le respect, alors que dans le cas contraire, ils peuvent être agressifs et même violents avec les autres enfants. Autant la colère peut être bénéfice lorsque les parents comprennent qu’elle est l’expression d’un trop plein de tensions chez l’enfant ou d’une émotion inexprimable, autant la violence est nuisible et inutile.

La discipline

La discipline à apporter à un enfant peut être un sujet de dispute dans un couple. Un enfant a besoin de limite mais chaque parent ayant vécu un mode d’éducation différent, il peut être difficile de trouver un accord sur le mode éducatif de leurs enfants.

La différence dans l’opinion de chaque parent peut être un complément dans le mode éducatif à apporter à ses enfants. Il suffit de partager son vécu, ses souvenirs, d’écouter l’autre dans ce qu’il veut apporter aux enfants et d’en tirer des conclusions à deux.

Bien sûr, il faut accepter de faire des compromis afin d’éviter toute dispute, surtout devant les enfants. Sinon, les parents perdent toute crédibilité et montrent le manque de solidarité et de solidité du couple parental, ce qui peut inquiéter les enfants. Ces derniers doivent sentir une union dans les décisions les concernant, sinon ils risquent de se culpabiliser ou de prendre parti pour l’un ou l’autre des parents, ce qui renforcerait les divergences dans le couple.

La violence envers un enfant

La violence faite par un parent, peut-être isolée ou répétitive, physique, d’abandon, de négligences, de maltraitance psychique ou sexuelle. Certains parents oublient que leur enfant ne leur appartient pas et abusent de leur pouvoir.

C’est hélas dans la famille (quelque soit leur milieu social), que l’enfant est le plus agressé, alors qu’il est sans défense et dans une dépendance totale. Face à la violence d’un parent, sensé lui apporter amour et réconfort, il se déconnecte de la réalité traumatique vécue, régresse (pipi au lit, troubles du langage), développe des troubles anxieux, des peurs, des colères…

Qui sont les parents maltraitants ?

Parmi les maltraitants, on observe des parents dépressifs, alcooliques, pris par le stress d’un manque financier ou de travail. Ils peuvent également avoir un profil psychopathique ou avoir souffert eux-mêmes de maltraitances.

La psychothérapie

Lorsque des parents sentent qu’ils n’arrivent pas à canaliser leurs émotions, qu’ils ont besoin de prendre de la distance par rapport à la sévérité de leur propre éducation, qu’ils n’arrivent pas à se faire entendre, lorsque leurs dissensions de couple perturbent l’éducation de leurs enfants, ils peuvent consulter un psychothérapeute soit en couple, soit individuellement, soit en famille, afin de se faire aider et de protéger leurs enfants de tout débordement.

 

Pour les personnes maltraitées, la psychothérapie leur ouvre la possibilité de se libérer par la parole de leur colère et souvent leur sentiment de culpabilité, en nommant les évènements qui ont bouleversé leur vie. Ceci leur permettra de se dégager de la peur de renouveler ces scènes sur leurs propres enfants (tous les enfants maltraités ne deviennent pas maltraitants mais tous les maltraitants ont été des enfants maltraités). Ils restaureront ainsi leur image, dépasseront leurs traumatismes et rééquilibreront leurs relations familiales.


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