Psychothérapeute, Psychanalyste,
Hypnose à Paris 9

Infos de la semaine !

Evelyne Ridnik

ADELI: 75 93 08976

Doctolib
Prendre rendez-vous en ligneCliquez ici

Depuis déjà quelques années, des adolescents cherchent à s’amuser, en utilisant leurs moments de liberté pour inhaler du gaz hilarant ou protoxyde d’azote, injectés dans des ballons en baudruche gonflés à l’aide de cartouche en métal. Leur but est de provoquer un fou rire, de s’euphoriser et de provoquer une distorsion des sons pour s’amuser entre amis. Ce n’est cependant pas sans risque. 

A l’origine, ces capsules sont utilisées dans les ménages, pour faire de la crème chantilly ou dans le milieu médical pour ses propriétés anesthésiantes et analgésiques.

Ce produit détourné de son usage d’origine devient une drogue bon marché, très prisée par les jeunes.

 

En effet, la consommation de gaz hilarant est de plus en plus présente chez les jeunes adolescents (13/14 ans), qui n’ont pas toujours conscience qu’ils utilisent une drogue et n’en connaissent pas la dangerosité. De plus, même leur entourage ne s’en rend pas compte. Du fait de la brièveté de ses effets (quelques minutes), l’inhalation de gaz hilarant n’est pas visible au regard des parents ni des enseignants. Ce comportement n’est repérable que dans l’après coup, lorsque les capsules et les ballons sont retrouvées dans les espaces réservés aux jeunes ou autour des écoles.

 

Il est à noter que le gaz hilarant est très facilement accessible pour les adolescents qui peuvent  de se  le procurer dans les supermarchés, sur internet et à un prix modique (environ 4 euros les six). De plus, cette inhalation est  très souvent banalisé par certains réseaux sociaux.

 

Il faut savoir que même à petite dose, le gaz hilarant présente des dangers mais utilisé régulièrement, il peut créer des effets secondaires indésirables et des perturbations psychologiques (risques dénoncés par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Conséquences de l’utilisation régulière du gaz hilarants :

  • Troubles important de la mémoire
  • Baisse de la vigilance
  • Nausées et vomissements
  • Une vision floue
  • Risque de brulures au niveau de la bouche
  • Maux de tête
  • Otites aigües
  • Vertiges
  • Troubles du rythme cardiaque
  • Des faiblesses musculaires et une difficulté de coordination des mouvements
  • Somnolences
  • Risque d’inhalation de particules métalliques dans les poumons
  • Diarrhées
  • Inaptitudes à la scolarité…

Il n’est pas rare de constater des troubles neurologiques graves comme des désorientations et des troubles psychiques (hallucinations auditives ou visuelles)

Parfois encore, des troubles de l’équilibre ainsi que de graves carences en vitamine B 12 (anémie de Biermer).

Ces carences provoquent des troubles neurologiques et même une atteinte de la moelle épinière.

Que faire ?

Comme pour tout phénomène de mode dangereux, il est conseillé aux parents, sans dramatiser mais dans un but préventif, d’informer  leurs jeunes adolescents des dangers du gaz hilarant. Ainsi, ils peuvent de consulter ensemble, les effets de cette drogue sur internet et établir un dialogue avec eux.

 

En cas d’addiction, il est nécessaire de consulter un psychothérapeute pour une prise en charge. C’est un moyen de permettre à l’adolescent de prendre conscience de ses comportements à risque et de lui apprendre à avoir suffisamment confiance en soi pour résister aux sollicitations de ses amis.


Derniers articles publiés

Catégories

Mots clés