Psychothérapeute, Psychanalyste,
Hypnose à Paris 9

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Evelyne Ridnik

N° Adeli : 75 93 08976

Se sentir vide intérieurement : vide d’émotions, vide d’envie, vide de désirs, vide affectivement, se sentir seule même en couple est l’expression d’un malaise profond.

Ces personnes en souffrance adoptent un mode opératoire, c’est à dire qu’elles font ce qu’elles ont à faire, comme des robots, sans énergie et absents à eux-mêmes et aux autres. Elles ont besoin d’amour et de reconnaissance mais de peur d’être rejeté, rejettent les autres.

Elles s’isolent progressivement et s’angoissent au point d’avoir des crises de paniques, de fortes angoisses et de pleurer sur eux-mêmes.

Elles ont des idées noires, rabâchent le passé, se désolent sur ce qu’elles ont faits ou n’ont  pas faits. Elles ont une image dévalorisée d’elles-mêmes, se sentent coupables de leur état et n’osent s’affirmer au regard des autres. Elles ne s’occupent plus d’elles car ils estiment ne pas en valoir la peine.

Plus le vide intérieur est grand et plus l’attente d’affection est importante, au point de devenir dépendant affectivement. Cependant, à l’image des tonneaux des danaïdes, plus on les empli et plus elles ont besoin de l’être.

POURQUOI SE SENT-ON VIDE INTERIEUREMENT ?

  • Un vide affectif maternel. Certaines mères déprimées, froides, rejetantes, incapables de s’investir libidinalement, trop prises dans leur propre problématique, leur propre souffrance, ne peuvent apporter à leur enfant le regard valorisant dont ils ont besoin, ni l’amour nécessaires à leur développement socioaffectif. Green, clinicien du narcissisme et des structures névrotiques, décrit en 198O, ce qu’il nomme « la mère morte », habitée par sa dépression et son amour gelé. Il n’est pas question de juger ces mères souffrantes qui ont fait ce qu’elles pu,  mais de décrire les conséquences sur le ressenti intérieur de leurs enfants.
  • Une autre conséquence, lorsque l’on a dû subir cette relation primaire défaillante,   est de rechercher dans son couple une fusion à l’autre qui comble les lacunes affectives initiales. Paradoxalement, enfermer son compagnon est une façon involontaire de le faire fuir, ce qui renforce la culpabilité, la souffrance, la négation de soi.
  • La sensation de ne pas avoir été reconnu dans ce que l’on est vraiment. Ainsi un enfant dont les parents exigent qu’ils répondent dans leurs désirs, sans se préoccuper de ce qu’ils sont et veulent vraiment. Une patiente me relatait que sa mère lui disait que si elle ne s’orientait pas vers le loisir qu’elle lui imposait (par manque personnel), elle ne la connaitrait plus…
  • Après une rupture amoureuse, un deuil, une séparation… une blessure d’enfance peut se réveiller comme une angoisse d’abandon. Une réalité d’abandon ou un ressenti identique peut se décupler suite à la perte d’une personne aimée. La personne se sent à nouveau rejeté, ce qui entraine souffrance, vide intérieur et même dépression. La confiance en soi et son image sont  altérées. Elle ne se sent plus digne d’être aimée.

QUE FAIRE :

Une psychothérapie analytique est nécessaire pour apporter un soutien, une possibilité de réadaptation sociale, familiale, de couple et professionnelle.

Seront abordés des points essentiels comme, un travail sur les bases du vide intérieur, une exploration de l’enfance et de l’histoire des attachements précoces, ses conséquences, un renforcement de soi, la possibilité de résilience, l’angoisse d’abandon, l’angoisse de la séparation, les troubles de l’humeur et autres troubles propres à chacun.


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