Psychothérapeute, Psychanalyste,
Hypnose à Paris 9
Evelyne Ridnik
Psychothérapeute, Psychanalyste,
Hypnose à Paris 9

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Après la Chine, l’Iran et l’Italie la nouvelle épidémie, le coranavirus, s’installe dans toute l’Europe dont France,  qui est désormais le deuxième foyer, le plus développé, en Europe.
Face à l’éte...

Evelyne Ridnik

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« L’histoire nous montre que la violence engendre et résout rarement les problèmes. En revanche crée d’insondables souffrances. On voit aussi que même lorsqu’elle paraît sage et logique pour mettre fin à des conflits, on ne peut jamais savoir si au lieu d’éteindre un feu, on est pas en train d’allumer un brasier. »   Dalaï Lama

Les violences verbales et gestuelles

Lorsque le couple n’arrive plus à communiquer et à s’entendre, ils risquent d’aller dans des extrêmes de violences verbales et gestuelles pour déstabiliser leur partenaire, le dominer ou créer un lien d’emprise. Dans certains cas moins graves, ils n’arrivent pas à gérer leurs émotions pour dire leur propre souffrance.

Ces situations peuvent être ponctuelles ou continues.

Dans ces deux cas, les sens sont différents :

Les querelles de couple ponctuelles ont une cause qui peut être réglée. Ainsi, l’éducation des enfants, les soucis de travail ou d’argent… La volonté des partenaires à trouver un accord et à améliorer la relation, ne remet pas en question la pérennité du couple. La violence est bidirectionnelle. Je conseille souvent à ces personnes qui n’arrivent pas à contrôler leurs émotions, de se séparer un moment lorsqu’ils sentent que leur ton ou leurs paroles deviennent trop agressives. Il est possible de reprendre ensuite la communication « à froid », car l’on ne doit jamais échanger dans la colère sinon les mots risquent de dépasser la pensée.

Plusieurs raisons peuvent expliquer l’incapacité à gérer ses émotions, mais beaucoup proviennent de la petite enfance. Si des personnes ont vécues, enfant, des agressions et des menaces, il peut avoir mis en place un état constant de vigilance et de protection des dangers. Devenu adulte, ils ont conservé cette vigilance même s’il en moins besoin. En cas « d’attaque » ou de conflits, par panique ils réagissent impulsivement ou fuient la situation. Ils sont empreints de peurs et d’insécurité, se sentent démunis, ne supportent pas la violence et recherchent la sécurité.

Les disputes continuelles et les violences physiques immanquables, qui s’ensuivent, représentent plutôt la volonté de l’un, de dominer l’autre. La vilence est unidirectionnelle. C’est ce que nous remarquons dans les couples pathologiques comprenant un pervers narcissique, qui cherche à créer une emprise et faire de l’autre son objet. La personne dominée est en danger car elle est piégée dans  cette relation qui ne pourra pas s’améliorer. Le piège vient également des propos à double sens, du genre « je t’aime mais tu ne mérites pas mon amour » « je t’aime, tu es libre mais tu ne sors pas ce soir »… Elle est victime d’un chantage affectif qui l’oriente à accepter la domination de l’autre.

Les violences sexuelles

Le fait d’être mariés ou de vivre en concubinage, quelque soit la culture, n’impose pas d’actes sexuels non consentis, ni des comportements violents entrainant une souffrance physique ou psychologique (insultes, gifles, humiliations) subis dans la relation. . Il faut rappeler qu’une femme meurt tous les quatre jours en France, suite aux violences conjugales. Heureusement, forcer une personne au sein d’un couple est aujourd’hui puni par la loi.

Pourtant de nombreuses personnes, n’osent pas parler des violences sexuelles imposées par leur conjoint. Pourquoi ?

  • L’on sait que de nombreuses femmes, ont assisté lorsqu’elles étaient enfants à des scènes de violence contre leur mère. De ce fait, elles ont alors tendance à supporter leur propre harcèlement.
  • Un milieu éducatif violent entraine une permissivité à des comportements violents. Lorsqu’elles ont subies directement la violence dans leur famille : abus physiques et maltraitance psychologique, elles garde une fragilité et une dévalorisation d’elles-mêmes.
  • Certaines ont tendance à consommer des drogues ou de l’alcool, ce qui les rend moins aptes à reconnaître la souffrance et à s’en défendre.
  • Certains femmes ont un profil psychologique qui les rend plus vulnérable : dépression, stress, manque d’estime de soi, troubles anxieux généralisés… Elles n’arrivent pas à s’apporter une protection physique ni psychique.
  • Elles ont subies des abandons, se sont senties peu « aimables », sans importance, ce qui les rend dépendantes affectivement de leur compagnon, par peur d’être abandonnée à nouveau.

Violences et thérapie de couple

Lorsque le couple va mal, souffre et que s’installent des actes de violence entre conjoints, consulter en couple est une solution.

Dans un premier rendez-vous, l’on constate que chacun se plaint de l’autre, exprime sa colère et sa peur, sans comprendre le fondement des excès, la symbolique des disputes,  ni sa part d’implication.

En tant que psychothérapeute de couple, je reste témoin de ces plaintes chargées d’émotions et du fonctionnement particulier de ces couples, bien sûr sans juger, ni prendre parti. Je permet à la parole de circuler, afin que chaque membre du couple puisse s’exprimer librement, sans être interrompu ni humilié par l’autre, jusqu’à ce qu’émerge les enjeux et les causes profondes de leurs problématiques.

Je mets en avant le symptôme de la violence et la reconnaissance de leur souffrance, afin d’apporter un soutien à chacun, de repérer le fonctionnement du couple, d’entamer un processus thérapeutique et une possibilité d’élaboration.

Nous repérons les principaux points à travailler comme le regard dans le couple, la capacité à écouter l’autre, la communication non-violente, les jeux de transfert, la violence, la souffrance et le l’histoire familiale de chacun... et programmons un prochain rendez-vous qui peut-être selon les cas, espacé d’une semaine ou de quinze jours.

Le but de ces séances est d’obtenir des changements dans le fonctionnement dans le couple, d’une individualisation possible de chacun, de l’abandon d’une relation sado-masochiste, la régularisation des émotions, la désensibilisation des évènements traumatiques, la reconstruction de chacun et d’un cadre de confort et de sécurité.  Il est essentiel d’obtenir également la contenance des émotions trop fortes et manifestations de violence. Ceci est rendu possible par la mise en place d’une symbolisation, par le fait de nommer les émotions au lieu de les agir ou de les fuir.

A cela s’ajoute la recherche d’une nouvelle alliance dans le couple et de l’adopter de projets communs.


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