Psychothérapeute, Psychanalyste,
Hypnose à Paris 9
Evelyne Ridnik
Psychothérapeute, Psychanalyste,
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Evelyne Ridnik

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« Depuis près d'un demi-siècle, il se servait de son esprit comme d'un coin pour élargir de son mieux les interstices du mur qui de toute part nous confine. »              

Marguerite Yourcenar

Cette période de confinement qui est une nécessité sanitaire pour éviter la propagation du virus, est également une violence pour le psychisme. Ne pas être libre de ses comportements, de ses décisions peut être vécu avec frustration, comme un emprisonnement.

Pourtant cette épisode peut-être bénéfique, dans le sens où elle donne à chacun la possibilité de se réinventer en utilisant des potentiels internes oubliés jusqu’à présent, et également de réinventer son quotidien.

 

Ainsi des familles peuvent reprendre des jeux de société en commun, qui entrainent plaisir et rires peu entendus depuis longtemps. Des personnes toujours très prises par leur travail, peuvent renouer des liens affectifs avec leur famille ou leur conjoint. D’autres encore ressortent leurs pinceaux et leurs couleurs pour réaliser des peintures, leur machines à coudre ou tous autres loisirs oubliés ou remisés par manque de temps.

Confinement, troubles de l’humeur et troubles psychiques :

Il est plus simple bien-sûr de vivre un confinement dans un lieu doté d’un jardin, que dans un petit appartement avec une famille  nombreuse.

Les conditions de vie des personnes confinées, influencent leurs réactions et les effets négatifs , comme des répercussions sur l’humeur.

 

- de l’irritabilité, de la colère et même de la violence relative au manque de relation sociale, l’ennui, la frustration et le confinement : l’on note une très forte augmentation de la violence conjugale (dans les couples déjà fragiles) et envers les enfants, pédophilie. En cette période, les victimes sont isolées avec leur bourreau.

Par violence, nous entendons plusieurs formes d’actes comme la violence physique (coups, sévices), psychique (humiliation, harcèlement, menaces) ou sexuelle (viol au sein du couple).

Ces violences entrainent chez les victimes des conséquences qui peuvent être graves : dépression, dépréciation de soi et même suicide.

 

  • stress, troubles du sommeil, troubles de l’appétit : Ainsi chez certaines personnes seules, âgées ou fragilisées par le fait d’être coupé des relations avec leur famille et la peur d’être elles-mêmes contaminées par le virus.
  • une détresse et une fatigue émotionnelle
  • des pensées suicidaires, dépressions
  • des troubles anxieux généralisés, hypocondrie : inquiétude par rapport à la contamination du virus.
  • des symptômes post-traumatiques : résurgences de traumatismes passés sous forme de flashs et d’angoisses. Ces personnes sont particulièrement fragilisées par la solitude, l’isolement et le confinement.

 

Les risques de ces symptômes augmentent avec la durée du confinement.

Nous voyons donc que le confinement est source de stress, bien que les personnes se sentent protégées chez eux. Qu’en sera-t-il au moment du déconfinement ?

Comment se protéger des effets négatifs du confinement et de sa durée ?

Afin de supporter au mieux cette période d’isolement social :

 

  • il est essentiel de préparer chaque jour un planning permettant d’anticiper la journée pour ne pas ressentir d’ennui.
  • d’autre part, nous avons aujourd’hui des moyens virtuels de rester en contact avec ses proches ou sa famille. Il faut bien sûr conserver ces liens à distance. Nous savons que certains de nos anciens ne s’accrochent à la vie, que parce qu’ils sont encadrés de leur famille. Enlever ces liens, c’est les couper de leur désir de vivre.
  • se tenir au courant de ce qui se passe dans le pays. Ceci permet de comprendre que nous vivons tous le confinement (et les mêmes pertes de revenus). Ceci, n’implique pas de suivre en boucle, toute la journée les informations, ce ne ferait que nourrir l’anxiété. Attention aux fausses informations.

Thérapie en ligne :

Pendant cette période inédite et très particulière de confinement, je reste à l’écoute de mes patients, de la même façon que lorsque je pratiquais à mon cabinet. Il en est de même avec les nouveaux patients. Je prends le temps de les connaître, de comprendre leur problématique et leur demande. J’adapte ensuite mon travail en fonction de la personne.

Cette pratique simple est aujourd’hui généralisée, est très adaptée à la situation actuelle  de confinement et à l’attente des patients. Alors qu’elle était auparavant complémentaire à la thérapie en cabinet, lorsque les personnes étaient en déplacement ou dans l’impossibilité de se déplacer, la thérapie en ligne est à présent une thérapie à part entière.

Les séances durent d’une demi-heure à une heure, selon la demande. Au travers des écrans, l’on peut voir la gestuelle, entendre les intonations et les émotions, qui font parti du travail thérapeutique et nous aide à mener l’entretien.

Lorsque j’appelle, sur rendez-vous, mes patients par télephone ou par skype, je leur propose de choisir un endroit dans lequel ils peuvent se détendre au maximum et de se sentir libre de parler.

 

Cette pratique en ligne a des effets très bénéfique, quelque soit l’âge, la problématique et l’identité de la personne. Le soutien et le travail est identique à tout travail de thérapeutique classique.


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