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Les addictions

Une nouvelle étude publiée dans le monde montre une baisse significative des fumeurs depuis une dizaine d’année. Rien que cette année en France, environ un million de personnes ont arrêté de fumer. Ce résultat  très encourageant est certainement dû à l’accumulation des campagnes antitabac. Cependant malgré cette diminution, la cigarette fait toujours  trop de morts.

Quels sont les facteurs psychologiques qui poussent une personne à fumer ?

Fumer est une addiction au même titre que la boulimie, les drogues dont le  cannabis ou l’alcool.

L’on sait, en ce qui concerne le tabac, que la nicotine apporte un apaisement et une relaxation. D’autant plus, que la cigarette est associée à un moment de détente, de convivialité…

C’est cependant une erreur de penser, que  la dépendance au tabac n’est que chimique.

L’envie de fumer, comme l’envie de manger ou de boire trouve son origine dans une ancienne douleur psychique, qui se réactive dans certaines conditions. Nous savons que le nombre de cigarette fumées est en lien avec l’état psychique de la personne : il est renforcé par le stress, une séparation, l’ennui, un manque….

Les personnes addictes ont une incomplétude interne, une insatisfaction interne qui créait un besoin. Pour comprendre ce processus, il nous faut remonter à la petite enfance :

  • Chez le bébé, le stade oral correspond à une étape de sa vie que chacun, parent ou non, peut observer : celle où il suce, mord et absorbe tout ce qui se trouve à sa portée. Il a besoin de ces gestes oraux pour apprendre à connaître son environnement, mais également pour s’apaiser.
  • Si un enfant a subi un sevrage trop rapide de la tétine ou de la sucette, ou qu’il a vécu une séparation traumatique avec sa famille, sans explication adéquate, (par exemple hospitalisation ou séparation avec la maison, l’école, les amis, un animal), c’est pour lui un véritable traumatisme.
  • Dans des situations anxiogène, pour calmer son stress, l’enfant a le réflexe archaique de prendre quelque chose dans la bouche pour le soulager.
  • À l'âge de 4 à 5 ans, après une longue période d'attachement à la mère, dans la plupart des cas, l'enfant abandonne lentement sa sucette, arrête de sucer son pouce et peut dormir sans son doudou. Lentement, il devient de plus en plus indépendant de la présence de sa mère.
  • À partir de cet âge, il développe ses  capacités de créativité, il se raconte des histoires et trouve les mots nécessaires pour pouvoir faire face à sa propre petite vie et à la solitude.
  • Mais lorsque l'enfant est dans une situation difficile, par exemple s'il est perdu, ou blessé ou effrayé, il commence à pleurer, demande sa mère et revendique encore sa sucette dans sa bouche, pour le calmer.

Cette  nostalgie de prendre quelque chose dans la bouche, dans des moments d'angoisses, lui rappelle la sucette et la présence de la mère. Ce sont les mêmes processus, que ceux en jeu dans ces addictions orales de la boulimie, du tabagisme, de l’alcool.

L'angoisse de séparation, d'abord avec la mère et ensuite avec toute autre angoisse de séparation, peut provoquer chez l’adulte ce réflexe très primitif de vouloir quelque chose dans la bouche pour se calmer.

En effet, chaque séparation, chaque période de stress, chaque élément perturbateur renvoie aux premiers traumatismes de séparation d’avec la mère. Ces manques psychique que  la personne ne peut pas nommer car elle ne les reconnaît pas mais les souvenirs sont refoulés, enfouis en la personnes, laissant à la place des béances et des besoins. Ces manques

créaient des angoisses, des tensions

Le manque initial se fixe sur la bouche et le besoin de sucer. Ce peut être la cigarette, un verre de vin, un gâteau au chocolat, de la drogue.

Le fait de fumer ou de manger, d’aspirer comme l’on aspire un biberon,  provoque une soulagement qui rappelle la présence sécurisante de la mère ou le doudou de lorsqu’il était enfant.

Donc, la prise de tabac est déclenchée par un processus psychologique.

Que faire ?

Le vapotage prend de plus en plus d’importance, mais nous n’avons pas le recul nécessaire pour en connaître les conséquences. Ils seraient deux fois plus efficace que les substituts nicotiniques dans l’arrêt de tabac, cependant le comportement tabagique reste le même.

La psychothérapie augmente le taux de réussite dans l’arrêt du tabac, car elle permet de travailler sur les causes inconscientes profondes, de déchiffrer les conflits ou les douleurs inconscientes sous jacentes aux compulsions. Le thérapeute échangera avec son patient sur son histoire de vie, ses premières relations à la mère, à la famille, aux grands parents, à l’environnement… Des prises de conscience, une élaboration ouvriront la porte à un changement intérieur.

L’hypnose peut accélérer le processus de sevrage en créant par suggestion, une aversion pour le tabac. Il est bien sûr important que pour rentrer dans cette démarche, la personne souhaite vraiment arrêter de fumer et qu’elle s’y sente prête.

L’hypnose apprend également, a gérer le stress et les tensions qui mènent à la compulsion.


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